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Haïti en 2021 : Quel chemin ?

Le Président Moïse et le 7 février 2021

De 2020 à 2021, la crise politique, économique et sociale haïtienne n’a pas bougé d'un pouce.

Les opposants à la politique du président Jovenel Moise et de son Premier Ministre Joseph Jouthe  sont de plus en plus nombreux et déterminés.

Les orientations autoritaires et des pratiques inqualifiables des autorités haïtiennes nourrissent les contestations véhémentes de larges secteurs de la société haïtienne.

De toute évidence, on se trouve dans la situation d'un pays bloqué où se déroule une guerre de tranchée.

 

Comment s'en sortir ?

Le pouvoir en place, jouissant de la bienveillance internationale, prône l’organisation des élections sénatoriales, législatives, municipales et locales pendant toute l’année 2021.

 De surcroît, il veut avant tout doter le pays d'une nouvelle constitution par Référendum.  Or la Constitution en vigueur (celle de 1987) dans son Article 284-3 stipule : « Toute Consultation Populaire tendant à modifier la Constitution par voie de Référendum est formellement interdite ».

 

En ce qui concerne les élections présidentielles, le premier tour devrait avoir lieu le 19 septembre 2021 et un second tour éventuel le 21 novembre de la même année, d’après les déclarations du Conseil Electoral Provisoire désigné et mis en place par le Président Moïse et son parti.

Quant à l’opposition formée des partis politiques, de la société civile, des organisations populaires, du secteur syndical (ouvriers, étudiants) , des secteurs religieux, du monde paysan,  le Président Jovenel Moïse doit quitter le pouvoir le 7 février 2021, d'après la constitution de 1987 en vigueur . Ils souhaitent qu'il participe à la mise en place d'un gouvernement de transition sans qu'il y soit contraint.   Mais, le Président, son Premier Ministre et son Parti Haïtien Tèt Kale - PHTK ne pensent vraiment pas quitter le pouvoir.

 

Attendons le 7 février 2021 !

 La raison l’emportera. Evitons la guerre civile à ce peuple martyrisé, démuni et déboussolé.

Paul BARON

Association Pour Haïti

Le 1er février 2021

 
 

Le cauchemar continue

Tout le monde se faisait à l’idée d'un consensus à travers des pourparlers entre le pouvoir et son opposition pour surmonter une crise politique qui n'en finit pas. La présidence se prévaut de sa légitimité électorale. L'opposition se réclame de sa popularité et de sa forte mobilisation dans tout le pays et dans toutes les sphères de la vie nationale.

La société haïtienne est traversée par une série de problèmes que l'on a du mal à imaginer.

On constate que depuis un an environ, il ne se passe rien de constructif en Haïti. Le quotidien de la population est entravé à tous les niveaux : la faim, la soif, le chômage, les violences, les enlèvements et assassinats, etc.

La caducité du parlement, dès le 2ème lundi de janvier 2020, n'a rien changé au niveau du   président Jovenel Moïse qui a, entre ses mains, tous les pouvoirs.

Pourquoi, n'a-t-il pas doté le pays d’un gouvernement « légitime » en lieu et place du gouvernement démissionnaire ?

On ne le dit jamais assez, la Nation haïtienne fait face à des difficultés énormes qui nécessitent la mobilisation et la participation d'un grand nombre d'Haïtiennes et d'Haïtiens. L'idée de former un gouvernement d'Union nationale aurait pu être utile, si on se donnait les moyens d'y parvenir.

 

Le ras-le-bol des policières et policiers

Le rôle de la Police nationale haïtienne (PNH) est primordial dans « le maintien de l'ordre public et de la protection de la vie et des biens des citoyens ». Il se trouve que les policières nationales et policiers nationaux se sentent en difficulté dans l'accomplissement de leurs tâches et missions quotidiennes. Par ailleurs, ils estiment que leurs équipements et rémunérations ne sont pas en adéquation avec leurs missions. Pourtant, les policières et policiers aimeraient bien pouvoir dialoguer avec leur hiérarchie. Ainsi, ils ont mis sur pied le Syndicat de la Police nationale d’Haïti (SPNH).

D'après l’article 35.3 de la Constitution de 1987 :

« La liberté syndicale est garantie. Tout travailleur des secteurs privés et publics peut adhérer au Syndicat de ses activités professionnelles pour la défense exclusivement de ses intérêts de travail ».

La réaction de la hiérarchie policière fut brutale et sévère.

Des policières et policiers étaient révoqué(e)s. Le mécontentement dans leurs rangs ne faisait aucun doute.

 

Policiers et militaires, les armes à la main

Il s'en est suivi des affrontements entre des membres de la Police nationale d'Haïti (PNH) et des hommes des Forces Armées d'Haïti « remobilisées) par le président Moïse en plusieurs endroits du pays.  Ces affrontements, le 23 février 2020, ont fait des morts et des blessés des deux côtés. Mais, très vite, la raison a pris le dessus.

Va-t-on finalement retrouver le chemin du dialogue national ?

 

Paul Baron

Le 1er mars 2020

Association Pour Haïti

 
 
 
 

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